PARC NATIONAL DE KISKUNSÁG

Les paysages jadis variés de la région entre le Danube et la Tisza, peuvent être encore retrouvés sur les espaces protégés du Parc National de Kiskunsag. Ces valeurs naturelles et ethnographiques sont en lien avec les spécificités de l’économie de la Grande Plaine hongroise. La sauvegarde, l’entretien et la présentation de ces valeurs sont l’un des objectifs des plus beaux du Parc National de Kiskunsag. La diversité et la richesse de la faune du parc résultent de sa structure de mosaïque assemblant des différents types de zones géographiques et d’habitats naturels. Dans cette mosaïque on retrouve également l’aménagement de plusieurs siècles du territoire qui a coupé l’homogénéité de l’image de l’entre Danube-Tisza. Le Parc National de Kiskunsag a été fondé en 1975, sa direction gère neuf aires indépendantes dans le parc, deux zones et dix-sept territoires protégés sur 76.000 hectares.

La plupart des neuf aires composant le fond de 48.000 hectares du Parc National de Kiskunsag, se trouve à l’ouest – Sud-ouest de kecskemét sur le Homokhat (Dos de sables) et le long du Danube. Deux tiers des territoires du parc ont le titre de Réserve Biosphère tandis que le lac Kolon avec les lacs riches en sel représentent des Milieux Naturels Eaux Sauvages d’Importance Internationale, titre accordé par le Traité de Ramsari. Ces deux titres démontrent la reconnaissance internationale des valeurs naturelles ici préservées.

Les territoires protégés sur les différents types de plaine se distinguent parfaitement dans leurs caractéristiques : les zones saturées de sel situées sur la plaine le long du Danube sont un exemple par excellence de plaine complète. Plus à l’est, ce sont des reliefs formés par le vent du Homokhat (Dos de sables) situé plus en hauteur qui se dessinent. Tout au long des limites de ces deux territoires, des marais s’étendent longuement. A l’est, le Homokhat se limite des zones de crues de la Basse Tisza. Dans le Sud de l’Entre Danube-Tisza, les vallées creuses et les prolongations des plateaux de lœss de Bacska rencontrent les vastes zones de sables. La disposition des habitats naturels dans ces espaces protégés, forme désormais un paysage aménagé et présente beaucoup de curiosités.

The dual principle of presentation and conservation are realised in the activity of the nationalpark. According to the principles of sustainable development, environment friendly land utilisation is carried out in order to preserve the original ecological conditions.

Les dunes de Fulophaza (1992 hectares) De point de vue pédologique la surface occupée de ces dunes se divise en 2 deux parties. A l’ouest, on observe des dunes de formes variées. Les formations actuelles de sable mouvant sont les produits des vents dominants de Nord-ouest – Sud-est. De point de vue géologique et géomorphologique il est important de noter que le travail de transformation par le vent reste toujours visible sur les dunes en partie mouvante. Les chaîne de dunes sont couvertes de stipa (stipa borystenica), de fétuque (festuca vaginata), parsemés de genièvre (juniperus communis). Les plantes vivant ici comme ………………. (Fumana procumbens), (alcanna tinctoria), (dianthus serontinus), (onosma arenaira), (sedum hillebrandtii) sont bien adaptées à la sécheresse. Dans les des dunes, on rencontre des saules, tandis que surleurs côtes des genièvreries et des peupliers. Malgré les rudes conditions la faune d’insectes est très riche. Elle représente l’aliment de base des 3 espèces de lézards qui y vivent : …………. (podarcis taurica), (lacerta viridis), (lacerta agillis) Parmi les oiseaux on oit citer le (coracias garrulus), (upupa epops), (merops apiaster), (oriolus oriolus). A l’est de la chaîne des dunes, dans les bassins creusés par le vent, il y avait des lacs de natron (lacs nommés Kondor, Hattyu, Szappan et Szivos-szék) qui ont disparus lors de la sécheresse des années ’80. Ce territoire joue un rôle important dans l’enseignement à la protection de la nature. Il héberge également le principal centre de formation du Parc National. Il est en partie accessible aux touristes sur des sentiers balisés.

La création et l’histoire de la Puszta
« Puszta sans fin, immense dos de l’horizon. Toute la magie du paysage nous possède par la beauté mélancolique des horizons infinis. » écrivirent de la Puszta des représentants de la presse étrangère dans les années ’30, dont la magie naturelle et simplicité attachante attiraient et attirent toujours de loin les visiteurs.
Mais que peut-on admirer dans cette monotonie?
En regardant ce paysage du ciel, on pourrait voir un immense tapis de pelouse taché de couleurs. On s’étonne devant sa variété, la multitude des couleurs, des tons. Les touches de ce tapis multicolore sont chacune des unités différentes de la végétation. Après les tempêtes de neige de l’hiver glacial, au printemps, la Puszta se reverdit rapidement, l’herbe verte ondoie doucement au vent. Au début d’été, les coquelicots rouges et les dauphinelles bleues y ajoutent leur couleur vives. Puis, l’herbe prend un ton brique et la sécheresse fait progressivement tout jaunir : sur le sol craquelé, riche en sel, il ne survit que quelques minuscules plantes semi-désertiques. Les bandes boisées sont encore vertes, les lacs et les marais bordés de roseaux denses. Les chrysanthèmes et les dalias fleurissant avec les pluies d’automnes vont rendre ses couleurs à la Puszta.

Dans cet immense espace immobile la vie se manifeste par les mouvements des oiseaux. Les marais aux roseaux des lacs poissonneux, les bandes boisées leur représentent d’excellents lieux de nidification et d’abondantes sources de nourriture. Les ornithologues peuvent y observer de nombreuses espèces rares dont c’est l’unique habitat naturel. Le Hortobagy avec ses 330 espèces d’oiseaux se considère comme la plus importante réserve ornithologique du Bassin des Carpates. Il est traversé par l’un des principaux trajets de migration nord-sud. A la migration d’automne, le vol emmêlé des oies sauvages et des grues dessine un spectacle inoubliable dans le ciel. Le Kiskunsag représente l’habitat naturel de l’œdicnème, de la glaréole et du plus grand oiseau d’Europe, l’outarde.

Dans la formation du paysage unique de la Puszta, tel qu’elle est connue aujourd’hui en Europe, l’homme a joué un rôle décisif tout au long des siècles. Les conditions initiales ont subi des transformations bouleversantes. Au temps des hongrois conquérants le pays, c’était un espace fréquemment inondé par les crues du Danube et de la Tisza, un sol fécond, couvert de bois, de marais, de lœss sur lequel des localités fleurissantes se sont développées. Au moyen âge, à la suite des invasions des tartares et des destructions par les turcs, ce territoire s’est pratiquement complètement dépeuplé. Plus tard, les bois ont été brûlés, les rivières capricieuses à crues réglementées par des digues, les eaux sauvages ont disparu, le sable a été fixé et ils ont essayé de le rendre utile en y introduisant des élevages. Les conséquences ont été l’assèchement du sol avec l’affleurement des croûtes de sel, la Puszta actuelle à l’herbe courte est née.

Les composants incontournables de l’image de la Puszta sont des espèces archaïques d’animaux hongrois, comme les bœufs gris, les moutons à corne vrillée (ratzka), les cochons laineux (mangalitza), les oies à plume frisée et les troupeaux de chevaux. Ces espèces domestiquées ont été longtemps gardées par l’éleveur dans les strictes conditions naturelles. En été comme en hiver, les animaux vivaient en pâture, en plein air. En résultat de cet élevage hors étable, la sélection naturelle a permis la survie et la reproduction des variétés ayant des qualités particulières, les mieux adaptées aux conditions climatiques et nutritionnelles extrêmes.
Les animaux sont gardés par des bergers secondés de leurs chiens. Parmi les bergers une hiérarchie spéciale s’est établie : à la tête, on trouve les gardiens de chevaux (csikos), suivis des vachers puis des bergers et enfin des porchers. Dans le temps, cette distinction se manifestait dans leurs habits et leurs outils de travail. Leur tenue est composée d’une chemise et d’une culotte larges, d’un chapeau et d’une cape, tous les deux en feutre ou en fourrure de mouton. Les couleurs traditionnelles qui restent dominantes sont le bleu à Hortobagy et le blanc à Bugac.

Il convient de parler davantage des « csikos » qui ont établi des liens très étroits avec leurs chevaux. Le cheval est devenu le compagnon fidèle de son maître et il ne l’a jamais abandonné dans les situations difficiles. L’adresse et la bravoure des chevaux et de leur gardien offrent des démonstrations spectaculaires lors des programmes équestres de haut niveau dans plusieurs fermes.

La simplicité de la mode vie dans la Puszta se reflète dans les bâtiment puritains mais charmants des hameaux. Les maisons blanchies à la chaux, construites de matériaux naturels, aux murs en terre battues avec leurs fenêtres pleines de géraniums, se détachent du paysage, telles de vrais petits bijoux. Beaucoup d’entre elles offrent du réconfort et des plats savoureux aux visiteurs à la recherche du repos et de la proximité de la nature. Pour la sauvegarde des valeurs naturelles de la Puszta à multiples facettes, deux parcs nationaux ont été créés. L’activité de protection environnementale des Parcs Nationaux de Hortobagy (1973) et de Kiskunsag (1975) a pour l’objectif de protéger les formations géologiques en surface, les eaux, la biologie et les valeurs du paysage de cette région ainsi que de maintenir la mode de vie, l’économie traditionnelles des fermes et les variétés archaïques d’animaux domestiques.

En reconnaissance des valeurs naturelles ici préservées et du travail consciencieux, l’UNESCO a accordé le titre de Réserve Biosphère aux deux parcs nationaux, tandis qu’une partie des lacs et des marais a reçu le titre de Milieux Naturels Eaux Sauvages d’Importance Internationale, accordé par le Traité de Ramsari.