LE MANÉGE

Traditions équestres en Hongrie

Durant plus de 1000 ans, la Hongrie dût sa puissance militaire et économique principalement à ses chevaux, réputés aux quatre coins du monde par leur ténacité et leur endurance. Après la conquête du pays (en 896), la race hongroise de cheval endurant, tête moins fine, cou plus court et taille plus petite que les races actuelles, s’est répandue et est restée dominante pendant plusieurs siècles. Cette race seule a pu s’adapter aux conditions rudes de l’élevage. Au cours de l’histoire cette race archaïque s’est bien transformée. Le fondateur de nonius de Hortobagy fut le cheval anglo-norman Nonius-Senior qui est apparu en Hongrie en 1885. Au cours des décennies suivantes, afin de lui procurer un physique plus plaisant, il a été croisé avec plusieurs races allemandes pour en conservant son caractère tenace, coriace et finalement, il s’en est trouvé embelli. La série des démonstrations équestres spectaculaires a débuté en 1820 avec l’organisation d’une compétition équestre à l’attention de l’empereur François et laquelle fut remportée par 24 gardiens de chevaux de Kecskemét. Les csikos (gardiens de chevaux ) ont inventé nombreux jeux pour tester leur adresse et passer le temps. Les jeux comme « bascule belle-mère », « prise de siège » et « casse-cruche » nécessitaient un sens poussé de rapidité, de rythme et évidemment de la bravoure. Une belle tradition de Pentecôte est « l’arrache-foulard » selon laquelle le cavalier le plus adroit au galop arrache le foulard à son détenteur, roi de Pentecôte de l’année précédente et devient ainsi roi pour l’année jusqu’au prochain Pentecôte. En prime, le gagnant, le nouveau roi peut boire et manger gratuitement dans la csarda (auberge) pendant toute l’année de son titre.

Les csikos maniaient également merveilleusement bien leur fouet à anneau. Jadis, les bandits ont habitué leurs chevaux aux sons des armes à feu en faisant claquer leur fouet. En fuyant devant les gendarmes, ils ont appris à leurs chevaux à s’asseoir et à se coucher aussi. L’exercice le plus beau et le plus difficile est, peut-être, l’attelage à cinq chevaux qui fut effectué pour la toute première fois par des csikos de la Puszta qui avaient vu ce numéro « casse-cou » sur un tableau du peintre autrichien Ludwig Koch. De nos jours, nous pouvons encore admirer la bravoure des csikos d’antan dans le cadre des programmes équestres de qualité dans les fermes de Hortobagy, Kiskunsag et Bugac.

Quelques mots sur nos chevaux
L’obtention de la race demi-sang a réussi au milieu du siècle dernier. Le but de l’élevage consistait à avoir des chevaux à monture militaires, proches du pur sang anglais mais plus calmes, plus légers, plus endurants que celui-ci. De nos jours, ce type de cheval à l’organisme solide, de physique agréable, élégant et d’un tempérament facile à traiter, devient de plus en plus recherché. Les demi-sang de Kisbér présentent de bons résultats sportifs dans toutes les disciplines équestres et ont également du succès auprès des cavaliers de loisir.

Dans nos écuries, actuellement nous disposons pour nos hôtes de 25 demi sang hongrois pour les randonnées, les cours d’équitation et des attelages. Nous possédons également un effectif sportif de demi sang et de pur sang. Nous proposons des cours d’équitation tout niveau, équitation en terrain libre, sortie dans la Puszta en attelage et en traîneau l’hiver. A la demande, nous organisons aussi des démonstrations équestres.